Sylvain Jullian/ INTI Studio 2017

Projetée à travers l'espace dans une fuite incertaine, Jill découvre une planète apparemment inhabitée. Apparemment seulement car une rencontre inattendue va l'amener à retrouver en elle la graine pour faire renaître l'espoir.

 

Réalisation et animation : Sylvain Jullian

Soundesign et mixage son : Colin Charles

Musique : Théophile Vialy-Hurtel

ENTRETIEN AVEC LE REALISATEUR

 

Comment naît ce projet?
L’idée de faire un court métrage d’animation vient tout de suite après le clip Alice en 2010. Je suis parti en voyage et quand je suis revenu c’était ma première envie. Pierre Hennequin me propose à cette époque d’animer un court qu’il venait d’écrire, Des Ailes . Nous décidons d’un style assez simple en noir et blanc avec des  personnages animés par ordinateur.
Ce film m’offre l’opportunité de travailler l’animation, et me laisse le temps d’améliorer mon dessin à côté. Ce projet achevé je me lance alors dans l’écriture d’un court métrage. J’ai fait une première écriture
d’une histoire vraiment différente de la finale, mais j’avais déjà mon personnage principal. A l’étape suivante du Storyboard, l’histoire a été remanié plusieurs fois pour aboutir à la version finale. Un nouveau personnage rentre en jeu, c’est la bête, un dérivé d’une figure vue en Amérique du Sud. La machine se lance réellement à ce moment là.

 

SEMILLA LE MAKING OF partie 1

SEMILLA LE MAKING OF partie 2

Pourquoi Semilla?

Semilla c’est la graine en espagnol, un autre relent de mon voyage en Amérique du Sud. La graine c’est la vie en latence, c’est le mode de dispersion de la plupart des plantes, l’ensemble génétique d’une espèce qui est stockée dans une petite boîte capable de résister aux saisons et de s’activer quand les conditions sont favorables. C’est le symbole du règne végétal. Pour moi cela représente l’humilitéde la Nature par rapport à ce que nous en faisons. Pour prospérer nous détruisons alors que la forêt se recycle, évolue et prospère. Je voulais marquer mon histoire de ce symbole fort.


Pourquoi ce choix de travailler seul?
J’ai voulu prendre ce projet comme un film d’étudiant à accomplir durant un cursus. C’était une manière de marquer une étape dans mon apprentissage en autodidacte. Pour Alice et Des Ailes j’avais apprécié travailler en duo, mais je voulais créer de toute pièces ce nouveau film. Aussi j’ai écrit, dessiné le storyboard, puis dessiné sur papier toute l’animation du film avant de scanner les dessins mis en couleur et montés par ordinateur. Ce qui représente pas mal de boulot au final, mais cela m’a permis de me confronter pleinement à toutes les étapes de l’animation traditionnelle.

 


Et le son dans tout ca?
Depuis le début du projet j’avais une idée de musique. J’ai samplé un bout de piano classique et commencé avec ca. De là j’ai travaillé avec Colin Charles sur une première rythmique. J’ai commencé à utiliser la musique à l’étape de l’animatique. Ensuite avec les premiers plans en couleur j’ai repris la création de la musique avec Théophile Vialy-Hurtel pour composer à partir de ce piano. Il a amené une vraie dimension musicale au deux morceaux du film, et il a fait appel à David Bader et Nina Volpellière pour enregistrer les instruments, ce qui amène vraiment beaucoup plus d’émotion sur la fin du film.
Colin Charles m’a ensuite fait le son avec tous les bruitages, les ambiances et atmosphères, les quelques voix, et le mixage du film. C’est un bon ami, et un fan de science-fiction comme moi, donc les échanges ont été constructifs dès le début, Colin et Théophile ont vu le travail produit pendant deux ans, du coup ils avaient à coeur de le faire bien, et j’ai été très content de leur travail et très fier de voir à quel point ils ont su mettre leur touche par le son dans ce film.

SEMILLA LE MAKING OF partie 3

  • Facebook - White Circle
  • LinkedIn - White Circle
  • Vimeo - White Circle